Se situer dans l’espace n’est pas le propre de l’homme, et pour beaucoup de personnes la
localisation de “l’autre” se révèle un exercice périlleux. Cette remarque prend tout son sens
lorsqu’il s’agit d’évoquer l’Islande. Deuxième île de notre continent après la Grande Bretagne,
située en plein coeur de l’Atlantique, coupée en son nord par le cercle polaire, elle mesure
dans sa plus grande longueur 500 km. Pays le moins peuplé d’Europe, ses 279 000 habitants,
attirés par l’atout économique que constitue l’exploitation de la mer, résident sur la frange
côtière qui offre une multitude de fjords et, sur la côte sud, de remarquables sandar
(vastes plaines de matériaux fins et noirâtres). Les 4/5ème du territoire qui correspondent à
l’intérieur du pays, d’altitude plus élevée, composés de fjöll (massifs montagneux), de vallées
glaciaires, de regs (déserts de pierres), de jöklar (glaciers), de fossar (chutes d’eau), sont
seulement le refuge de quelques animaux (seulement le renard et le lagopède), mais le lieu de
nidification de millions d’oiseaux.
Une île qui s’agrandit.
“D’Aristote à Wegener” qui suggéra l’existence d’un continent unique, la Pangée, et sa fracture
ultérieure en morceaux qui auraient dérivé, la genèse et l’histoire de la Terre ont suscité les
hypothèses les plus folles ou au contraire les prémices d’une pensée scientifique. De récents
progrès scientifiques permettent d’étayer et de développer la théorie de la tectonique des
plaques.
L’Islande, une des plus jeunes terres du globe, à cheval sur le Rift, continue à s’agrandir.
Cela explique que le volcanisme islandais soit l’un des plus actifs au monde.
Les rudes conditions climatiques, associées à des sols squelettiques souvent détériorés par des
chutes de cendres ou par des coulées boueuses, ne favorisent pas l’implantation d’une végétation
de climat sub-polaire.